Vous avez dit “Union Nationale ? “

Thierry Asquier

Thierry AsquierMarisol Touraine destructrice d'unité nationale, tel est le triste constat que l'on doit faire seulement quelques jours après l'effroyable week-end que nous avons vécu.

Notre société se trouve aujourd'hui morcelée, atomisée par la volonté politique d'un règne sans partage avec la société civile.

Alors les ciments sociaux doivent être détruits, les oppositions, les clivages idéologiques, l'acculturation sont autant de coins pour fendre la cohésion sociétale, contre-pouvoir indispensable mais craint par la caste politique et leurs apparatchiks.

Les professions à forte valeur d'unification, essentielles et garantes de l'équité sociale, doivent être liquéfiées, décharnées de leur éthique : Médecins, infirmiers, professeurs, policiers, sont la cible d'anathèmes médiatisés, responsables désignés des échecs et des carences d'un état politique autocratique et déresponsabilisé.

La confiance du peuple en ces acteurs fondamentaux doit être rompue, les professionnels salis, dévalorisés dans leurs rôles, enlaidis par la projection de cette volonté de dégradation de leur influence structurante.

Aujourd'hui, main sur le cœur, ces agents politiques lytiques, ces enzymes de la cohésion sociétale, réclament, imposent l'unité nationale, dans un état d'urgence devenu malheureusement nécessaire, justifiant toutes leurs décisions, asseyant encore un peu plus le pouvoir politique constitutionnel auto renforcé.

Les lois peuvent être clivantes et idéologiques ; elles passeront au nom de l'unité nationale.

Les privations des libertés individuelles pourront être justifiées pour préserver la sécurité nationale.

Les mensonges d'état seront couverts par la raison d'état, pour la préservation de cette fameuse et fumeuse unité nationale.

Notre gouvernement fait fausse route comme tous ceux qui envisagent l'idéologie comme mode de gouvernance au service de la société.

Il est temps de faire machine arrière, il est l'heure de renforcer cette unité nationale, autours de nos valeurs. Celles qui se sont affirmées spontanément ce vendredi 13, par l'afflux de soignants de tout bord, sans distinction d'exercice pour œuvrer dans l'urgence et permettre de limiter le déjà trop lourd bilan humain.

Ce soir-là, il n'était pas question d'idéologie, ni de politique, mais de compétence, de sueurs, de décisions prises, de professionnalisme. Il ne suffit pas de le reconnaître et de nous féliciter, quelques jours plus tard devant des caméras, mais de comprendre au-delà de la rigidité dogmatique que ce vendredi 13 représentait cette véritable unité nationale, spontanée et efficace qui représente notre ADN de soignants.

Nous n'avons pas besoin de cette loi pour soigner, nos patients n'ont pas besoin de cette loi pour l'être.

Cette loi santé est inutile, destructrice d'un tissu vivant, d'une vitalité sociale, certes dérangeante pour nos gouvernants, mais représentant le cœur de notre démocratie, qui aujourd'hui hélas n'en a plus que le nom.

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