
Paris, le 26 juin 2026
Depuis quelques semaines fleurissent des articles que l’on pourrait penser sur commande, qui annoncent la fin du secteur 2. Celui-ci aurait augmenté en trop forte proportion et demain, oh scandale, 90 % des spécialistes pourraient être en secteur 2. Les patients ne pourraient plus se soigner, l’inégalité serait insoutenable.
Ces articles manipulatoires reprennent les arguments des mutuelles, organismes qui financent directement ou indirectement nombres de structures de presse, et qui ont tout à gagner à la suppression des honoraires complémentaires et tout à perdre à continuer à réaliser la mission pour laquelle elles existent.
Nous rappelons que le secteur 2 est encadré et surveillé. Il est indispensable au fonctionnement du système sanitaire français dont le modèle économique et politique a fait, en conscience, le choix de ne pas rémunérer les professions médicales libérales à hauteur de leurs rôles, responsabilités et technicité.
L’UFMLS prévient toutes celles et ceux qui par intérêt politique ou économique salissent les médecins libéraux : les élections présidentielles approchent. Un mouvement national plus dur encore que celui de janvier 2026 est possible. Nous n’aurons pas d’état d’âme !
Les médecins libéraux qui exercent en ville ou en structures hospitalières n’ont pas à subir les comportement outranciers, idéologues et populistes de politiques en mal d’élection. Pas plus que les raisonnements fallacieux d’organismes administratifs qui laissent croire à un impact des honoraires complémentaires sur le déficit de l’Assurance Maladie.
Ils n’ont pas non plus à subir le diktat ultra-libéral des mutuelles et assurances complémentaires prêtes à sacrifier la qualité de la médecine de France pour garantir leurs profits.
95 % des Français ont une mutuelle ou une assurance complémentaire.
Ces structures, premier annonceur dans les médias, aux réserves prudentielles et aux bénéfices qui se comptent en milliards, ne sont pour nombre d’entre elles, pas préoccupées par la qualité du soin. Pour preuve, le terrain investi par celles-ci dans le remboursement de pratiques qui tiennent du charlatanisme.
Ces structures augmentent, quoiqu’il arrive, leurs cotisations de 4 à 6 % chaque année, tout en s’opposant à une unicité de leurs contrats qui servirait chaque Français et sont parfois loin de les rembourser à hauteur des cotisations versées tout au long d’une vie.
Si ces structures veulent faire des médecins libéraux leurs ennemis, nous nous chargerons de rappeler à chaque Français la réalité de leur écosystème.
Il reste moins d’un an d’ici l’élection présidentielle.
Notre système sanitaire saboté par 30 ans de politiques à courtes vues relève d’une vision à long terme, et non de déclarations bruyantes construites sur des intérêts particuliers.
Le bureau UFMLS
À propos :
L’UFMLS est un syndicat polycategoriel de médecins libéraux, présents sur tout le territoire et indépendant de tout conflit d’intérêts.









