Un document de 18 pages émane d’un lanceur ou d’une lanceuse d’alerte sur une possible fuite au concours de l’internat, les ECOS (examens cliniques objectifs structurés), qui aurait concerné des centaines de candidats.
Ce que nous savons : les grilles annotées sont réelles, la nouvelle formule avec une note d’oral qui compte pour une part non négligeable est une porte ouverte au favoritisme. De nombreux étudiants se plaignent de fraudes, et cette année plus encore. Les remontées de terrain, témoignages de fraudes ou de trouble face à ces possibles fraudes, écrits par des externes en médecine, inondent les réseaux sociaux.
L’UFMLS demande à la ministre de la Santé de diligenter une enquête indépendante à laquelle doivent être associés cinq internes en première année d’internat et cinq externes tirés au sort. Ils devront suivre l’enquête et avoir accès à tous ses éléments.
Cinq externes, car c’est une violence qui leur est faite. Et si la fraude est avérée à cause du doute que la suspicion de fraude institue.
Cinq internes en première année d’internat, car l’existence d’une suspicion de fraude laisse planer un doute sur les classements obtenus.
Cette affaire est à prendre au sérieux tant elle peut avoir de lourdes conséquences, politiques et universitaires. Nous savons la ministre pleinement concernée par ce dossier.
La formation est un mur porteur de notre médecine. Le poison de la fraude, qu’il soit exprimé ou réel, est destructeur et toute la lumière doit être faite afin que ne subsiste aucun doute. Si fraude il y a, alors des mesures doivent être prises, y compris de grande ampleur.
Dr Jérôme Marty
Président de l’UFMLS