FMT (Forfait Médecin Traitant) : le big bang forfaitaire qui dérange

Forfait Médecin Traitant 2026

FMT 2026 : le grand bond en avant… sur place

Le 1er janvier 2026 devait marquer l’avènement d’une nouvelle ère pour la rémunération des médecins traitants. Le nouveau forfait médecin traitant (FMT) — présenté par la CNAM comme plus simple, plus lisible, plus avantageux — remplace officiellement le forfait patientèle (FPMT) et la ROSP. La réforme était ambitieuse sur le papier. Sur le terrain, c’est une autre histoire.

Un système simplifié… pour la CNAM

La promesse centrale était la simplification. La réalité est que cette simplification profite avant tout à l’Assurance Maladie. L’ancien système imposait à la CNAM un calcul en temps réel des mouvements de patientèle. Le nouveau FMT se calcule sur une simple photo de la patientèle au 31 décembre de l’année précédente. La complexité ne disparaît pas — elle se déplace vers les cabinets, qui devront surveiller leurs données sur Amelipro, quand l’outil sera enfin disponible.

Un tableau de bord promis pour « la fin du premier semestre 2026 »

La part variable du FMT est conditionnée à l’atteinte de 15 indicateurs de prévention par patient. Pour suivre ces indicateurs, la CNAM s’est engagée à livrer un tableau de bord sur Amelipro. Il ne sera pas accessible dans l’immédiat — la Caisse vise seulement la fin du premier semestre 2026 pour mettre en ligne une première vague d’indicateurs. Egora Le dispositif est en vigueur depuis janvier. Les médecins travaillent en aveugle. Et la part prévention ne sera de toute façon versée qu’en 2027. Egora On leur demande de piloter sans tableau de bord pour être payés dans deux ans.

La bombe à retardement de 2027

La transition entre ancienne et nouvelle architecture crée un effet ciseau redoutable. En 2026, les médecins toucheront à la fois le solde du FPMT 2025, la dernière ROSP, et les premières avances du nouveau FMT. Ce double flux va gonfler artificiellement les revenus 2026, sur lesquels seront calculées les charges sociales de 2027. Il est nécessaire d’anticiper en constituant une provision de 20 à 25 % dès maintenant OMNIPrat — une information que l’Assurance Maladie n’a pas communiquée spontanément.

L’UFMLS avait refusé de signer la convention de 2024, précisément parce que les textes annonçaient ce qui se concrétise aujourd’hui : des outils non livrés, une dépendance accrue aux forfaits conditionnels, et une bombe fiscale pour l’année suivante. La simplification promise était réelle — pour la CNAM.

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