Le mépris … encore

Mme Sibeth Ndiaye vous avez déclaré ce matin 05 juin 2019 que si il y avait surcharge aux urgences c’est parce que “la médecine de ville n’est pas au rendez vous”.

 

Permettez-moi, tout d’abord de saluer le travail de nos confrères et collègues qui exercent au sein des urgences sur tout le territoire et de les assurer de ma solidarité dans le combat qu’ils portent pour l’amélioration de leurs conditions de travail.

Mme Sibeth Ndiaye, vous êtes porte parole du gouvernement, vos déclarations engagent donc le gouvernement, et reflètent ses positions. Déclarer que “la médecine de ville n’est pas au rendez vous” c’est faire insulte aux 120000 médecins libéraux qui chaque jour répondent à la demande en soin sur tout le territoire, c’est faire fi des centaines de millions de consultations qu’ils assurent chaque année, c’est travestir une réalité qui est celle de leur engagement permanent pour maintenir à bout de bras un système de santé saboté par les politiques sanitaires successives depuis 30 ans.

Mme Sibeth NDiaye dire que la médecine de ville n’est pas au rendez vous, c’est la rendre responsable du drame vécu par nos consœurs, confrères, collègues et personnels des urgences c’est vouloir user d’un vieux principe politique : diviser pour masquer ses propres responsabilités.

Je vous le dis Madame la porte parole du gouvernement, elles et ils ne tomberont pas dans le panneau !

Face à l’insulte et au mépris, face à l’absence de volonté de guérir notre système de santé, nous sommes solidaires les uns des autres en une communauté de soignants dont vous ne faites pas partie.

Nous étions là avant vous, nous serons là après vous !

Les patients nous rappellent chaque jour la confiance qu’ils portent en nous, loin très loin devant celle qu’ils portent dans les responsables politiques, ou dans le gouvernement dont vous êtes la porte parole. Vous avez blessé des milliers de femmes et hommes médecins, ils sont en droit d’attendre des excuses de votre part.

La crise historique de notre système de santé impose le respect de celles et ceux qui lui permettent d’être encore debout pour les patients, à l’hôpital comme en médecine de ville. Le mépris ne fait pas une politique.

Dr Jérôme Marty Président UFMLS

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