Pourquoi sommes-nous si silencieux ? Pourquoi laissons-nous faire ?

Depuis 30 ans notre médecine s’enfonce un peu plus chaque jour sous le poids de l’administration.

Depuis 30 ans, l’État et ses relais (ARS, Assurance maladie, DGS, HAS et autres agences) pèsent sur nos exercices et décident de nos pratiques, de nos modes d’exercices et de nos  rémunérations.

Depuis trente ans, nos tarifs à l’acte sont quasi bloqués en euro constant (la valeur de la consultation n’a en fait pas progressé depuis 2002) pour en arriver à une valeur honteuse au regard de nos rôles, de nos responsabilités… et de nos charges qui ne cessent d’augmenter.

Depuis 30 ans,  les syndicats n’ont su ou pu freiner l’effondrement, pire, certains d’entre eux ont accéléré celui-ci, par le dynamitage de l’exercice libéral :

▪ Baisse du Numerus Clausus d’abord soutenue par la CSMF et la FMF notamment en 1977 puis par les autres syndicats, l’Ordre, les étudiants (ANEMF) et l’Assurance maladie, puis par l’Assurance maladie seule qui imposera (avec la complicité de syndicats comme la CSMF) le départ en retraite anticipée : MICA pour les médecins https://www.atoute.org/n/article311.html

▪ Références médicales opposables portées par la CSMF : première attaque contre la liberté de prescription et acceptation de surveillance administrative: https://www.bnds.fr/dictionnaire/rmo.html

  • Le paiement à la performance aujourd’hui ROSP,( porté par CSMF, MGF, SML) a vitrifié toute possibilité d’ augmentation tarifaire, lié la pratique au bon vouloir de l’Assurance maladie, fait entrer les médecins dans une relation de subordination à l’administration, a nié notre déontologie par la catégorisation de patients.

https://www.google.com/amp/s/www.challenges.fr/economie/vers-la-generalisation-du-paiement-a-la-performance-pour-les-medecins_473.amp

▪Avenant 8 et Contrat d’Accès aux Soins qui instituaient des tribunaux d’exception où les médecins étaient jugés sans avoir accès au dossier: https://www.lequotidiendumedecin.fr/liberal/honoraires/avenant-8-la-rupture-est-consommee-entre-la-csmf-et-le-president-de-lordre

https://www.egora.fr/actus-pro/conditions-d-exercice/11786-avenant-8-la-csmf-se-rejouit-de-la-baisse-des-depassements

puis Optam, portés par la CSMF avec dynamitage et affaiblissement du secteur 2 mais surtout augmentation du pouvoir de l’Assurance maladie    http://www.csmf.org/focus-optam-modalites-de-suivi

▪ Loi de modernisation de la santé avec :

▫ GHT groupements Hospitaliers de Territoires qui donnent tous les pouvoirs à l’hôpital sur un territoire de santé,

▫ CPTS dont la CSMF et MGFrance ont revendiqué la paternité

https://www.ufml-syndicat.org/vote-de-la-csmf-en-faveur-des-assistants-et-des-cpts/

et soutenu le fait que les médecins devenaient responsables d’un territoire de santé, et donc étaient potentiellement pénalisables  en  l’absence  de  réponse aux  soins  non  programmés ou si  les  patients du  territoire   restaient sans  médecin  traitant. https://youtu.be/wksjNaaY0wQ

le tout à 25 € et dans un contexte d’effondrement démographique organisé par l’administration et ces mêmes syndicats

▫ Assistants médicaux dont la paternité était, là encore, revendiquée par la CSMF et MGFrance sans augmentation tarifaire qui aurait permis au médecin entrepreneur libéral de salarier son assistant, mais au contraire en créant une médecine subventionnée liant et assujettissant un peu plus le médecin au financeur. La CSMF et MGFrance ont alors travesti une réalité prenant l’exemple des assistants dentaires (sans préciser que ce sont les dentistes qui les financent) et l’exemple allemand (où les médecins ont plusieurs assistants qu’ils financent et où la durée de la consultation s’est abaissée à ….5 minutes!)  

  https://youtu.be/HEQm-WBNg3s

 ▪ Ma Santé 2022 soutenue par ces mêmes syndicats qui se satisfont de la mise en place des lois Touraine précédemment évoquées et qu’ils ont soutenues. Et l’effondrement, quant à lui, continue… Et l’on voit bien que la liberté d’installation s’affaiblit de jour en jour : l’obligation de stage en zone dite en tension est une première fragilisation, elle est, là encore, soutenue par la CSMF. https://www.google.com/amp/s/www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/22280-Deserts-medicaux-l-ordonnance-syndicats/amp

Le tarif de l’acte de base est toujours à 25 €, 23 € en secteur 2.

▪ Les « délégations de tâches » se multiplient et les actes dit « simples » sont progressivement donnés à d’autres professions sans que les syndicats représentatifs ne participent aux négociations et sans qu’ils ne se lèvent contre cette absence organisée.

▪ Les plateformes commerciales de téléconsultation se développent suite à la signature de l’avenant 6 à la convention et à ses exceptions votées par les syndicats signataires…

▪ La pénibilité de l’exercice s’accroît chaque jour. 40 à 50 % des généralistes ont au moins un critère de burn out. Les médecins spécialistes ont de plus en plus de difficultés à investir. En clinique ils sont soumis au dicktat des groupes financés par des fonds de pension. Les normes, les procédures, les obligations, toujours plus nombreuses et non financées, pèsent sur nos exercices…

▪ Vient la réforme des retraites… Sa mise en place, l’UFMLS l’a affirmé depuis deux ans, entraînera une baisse des pensions de l’ordre de 34 %, un détournement des réserves vers le financement du passage du système actuel au RU ( Régime Universel), la faillite de notre caisse complémentaire (CARMF) et l’assujettissement total et définitif des médecins à l’État qui définira nos capacités contributives (il définit déjà nos tarifs) et la hauteur de nos niveaux de retraites… Face à cette destruction de l’exercice libéral, la CSMF et MGFrance prônent  une  fois  de  plus  l’acceptation  en  proposant  d’établir  une  tranche  de  cotisation supplémentaire pour les seuls médecins afin de leur garantir le maintien de leurs niveaux de retraite. Les médecins seraient donc non seulement prisonniers d’un point défini par l’État,  (lequel décide  des hauteurs des niveaux de retraites) mais cotiseraient plus que les autres…

Face à ce pourrissement organisé du corps médical, l’UFMLS appelle à voir grand. Elle vous appelle à jouer un rôle. Vous avez les éléments de preuves… Vous allez décider quoi ? Continuer à être passifs  et juste  vous plaindre et laisser faire ? Continuer à ne surtout pas prévenir les consœurs et les confrères ? Vous allez faire quoi ? Vous allez continuer à ne pas mobiliser ? A ne pas vous mobiliser ? Ou  bien  allez-vous  partager ce texte, parce que vous n’en pouvez plus et que vous allez soutenir un groupe qui a pour ambition de vous redonner force et fierté et de changer VRAIMENT les choses !

Ce texte va-t-il être partagé ? Cette vidéo du projet UFMLS allez-vous aussi la diffuser ?

 

Système de santé : Sortir de la crise. Les propositions de L’Union Française pour une Médecine libre Partagez, diffusez SVP  !

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