Nous demandons l’annulation des:
1/ 10 000€ pour non consultation du DMP (alors que les logiciels métiers ne sont pas tous équipés, qu’il existe un risque de piratage des données médicales et que son utilisation, quand le système fonctionne, prend 5 à 10 minutes par patient donc PÉNALISE l’ACCES AUX SOINS).
2/ 10 000€ pour non renseignement du DMP
(Obtenus en une semaine chez notre confrère utilisant un logiciel compatible DMP)
3/ Fixation à la baisse par le DG CNAM de tarifs considérés comme « surcotés » alors qu’ils sont fixés au plus bas des tarifs européens dans le 2 eme pays le plus taxé au monde. Comme si les tarifs opposables de la sécurité sociale n’étaient pas soumis à charges et impôts ( en IDF correspondant à 60-80% des honoraires).
Alors que ces mêmes tarifs opposables sont pratiqués en moyenne pour la moitié des actes des médecins secteur 2 en France), alors que ces tarifs opposables expliquent la fermeture des centres mutualistes, le déficit en moyenne de 10% des centres de santé et la dette des établissements de santé.
4/ définition d’une série d’actes préventifs à tarifs uniquement opposables.
5/ déremboursement des prescriptions S3, pénalisant en premier les patients qui cotisent (sécurité sociale et mutuelles), les professionnels de santé en charge des prescriptions et les médecins prescripteurs par une mise en faillite. Et fragilisant le principe même de la convention médicale puisqu’aucun statut n’est possible en dehors, sachant que les médecins S3 ne coûtent rien à la sécurité sociale .
6/ une augmentation de l’ONDAM de ville, en direction du financement de l’opération de communication du réseau France Santé, mais pas en direction du soin….
Rajoutons à cela
7/ Jusqu’à 14 000€ de pénalités en cas de dépassement des objectifs MSO/an pour les 10% plus grands prescripteurs d’arrêts de travail par CPAM et…
8/ …10 00€ de pénalités par jour non travaillés (jusqu’à 24 000€/an) en territoire plus désertique que celui où on exerce, laissant les patients en attente de soin, et sans structuration de l’accueil.
Une addition minimale de 68 000€/an, sans compter toutes les diminutions tarifaires prévues et à venir, et la modification du mode de calcul des retraites, (comme pour tous les français, mais le taux plein n’est atteint qu’à 67 ans pour les médecins libéraux, donc pas comme tous les français…).
Monsieur Thibault Bazin, Rapporteur Général de la commission des affaires sociales de l’assemblée nationale nous soutient que le médecin libéral n’est pas pénalisé par le PLFSS 2026 et que l’exercice en cabinet de ville n’est pas menacé* ?
Est-ce du déni, de l’aveuglement, ou une volonté exprimée d’anéantir la médecine libérale et avec elle l’accès aux soins pour tous ?
Si après cela nous ne sommes pas soudés pour montrer notre opposition du 5 au 15 janvier 2026, et lors de la manifestation du 10 janvier avec UFMLS et le collectif intersyndical médical pour exiger le retrait immédiat de ces mesures dangereuses du PLFSS, et les remplacer par une réflexion sur des économies réelles administratives, qui pourra nous sauver ?
Dr Valérie Briole,
Rhumatologue
Vice-Présidente de l’UFMLS












