Dans quel monde on vit ?

Jerome Marty

Jerome MartyUn hospitalier, chef de service d’urgences hospitalières, lassé des dérives ubuesques de l’hôpital, réouvre un cabinet médical, îlot sanitaire au coeur d’un désert…

Appel urgent, excès de vitesse, retrait de permis…

Tant pis pour les vieux, “Pour les urgences, y a le 15” dira le motard assermenté. La connerie des fois est casquée…

Un médecin généraliste de Dunkerque est victime de quelques jeunes ados, à peine sortis de l’enfance. Bruits et incivilités devant le cabinet. Demande de calme, coups, plateau tibial brisé… Plaintes, signalements… Rien… Un jour sans fin, bruits, moqueries… Plaintes signalements…

Et le médecin, pour certains, devient responsable: il en ferait trop… La connerie des fois est lâcheté…

Dans de nombreuses villes, des médecins, des soignants, sont verbalisés parce qu’ils osent se rendre au chevet de leurs patients… Pour éviter le procès verbal, le règlement d’une taxe leur est proposée… La connerie des fois est élue…

Sur tout le territoire, les blouses blanches se doivent de déclarer tout avantage perçu dans l’exercice de leurs fonctions dès dix euros. Un ministre insiste sur la légalité de ses actions passées entre favoritisme familial et oubli des valeurs mutualistes. Il ne dit mot sur son passé de directeur de mutuelle, ni sur le maintien de missions pour celle-ci tout au long de sa mandature, ni sur cette loi sur les réseaux de soin, dimensionnée pour les mutuelles qu’il cosignait … La connerie des fois est immorale.

Dans le centre de la France, une ex-ministre, qui cinq années durant a fait de l’insulte aux professionnels de santé, une marque de fabrique et de l’idéologie, le prétexte à l’imposition de marqueurs de gauche au mépris de toute logique sanitaire, renie son appartenance politique en un numéro de métamorphose digne d’Arturo Braquetti… La connerie des fois n’a pas de limite.

Pas de rapport entre ces différents événements? Pas si sûr…

La perte de sens, l’irrespect, la bêtise à chaque niveau… Cet oubli de ceux qui font, pour juste rester dans le cadre et ne pas s’adapter à ceux dont l’adaptation est la vie… Cet oubli pour ne rien changer et rester à l’abri de la norme de ses paresses.

Ces exemples sont un tout : ils sont le reflet d’une certaine France, où les donneurs d’ordres, parfois, de leçons, souvent, qu’ils soient bottés et casqués, en cocarde et chauffeurs, ou en rosette et de l’assemblée, salissent leur corporation à force de ne plus voir l’autre, de ne plus voir qu’eux…

richard ferrand

 

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