Non à la psychiatrisation de la terreur (suite)

Logo UFML SYNDICATCommuniqué de presse du 13 mai 2019: Non à la psychiatrisation de la terreur (suite)

Le 25 aout 2017, l’UFML-S, par un communiqué de presse intitulé « Non à la psychiatrisation de la terreur », prenait position contre toute éventuelle collaboration entre lapsychiatrie et le ministère de l’Intérieur.
Elle y a relevé l’amalgame stigmatisant fait entre troubles psychiques menant à des hospitalisations sans consentement et radicalisation à caractère terroriste.
À ce jour, nous rappelons qu’aucune preuve scientifique, aucun élément clinique rapporté par les psychiatres, ne peut peuvent permettre d’aller dans ce sens.
Le 28 mai 2018, le site Hopsyweb, recueillant les éléments personnels et médicaux des patients hospitalisés sous contrainte en psychiatrie, est devenu consultable par les ARS (Agences Régionales de Santé) et les préfets, et ce jusqu’à trois ans après la date de la
dernière hospitalisation.
Il s’agit là d’une transgression du secret médical, socle de notre éthique professionnelle.
Le 6 mai 2019, un décret paraît, dont l’objectif entre dans la prévention de la radicalisation à caractère terroriste. En fait, ce décret autorise le croisement de deux fichiers, Hopsyweb et FSPRT (fichier de Signalements pour la Prévention de la radicalisation à caractère Terroriste).

Cela signifie donc que les renseignements médicaux et personnels des patients hospitalisés sous contrainte en psychiatrie sont accessibles aux préfets des régions et au Préfet de la
Préfecture de police de Paris.
Trois recours principaux ont été déposés auprès du Conseil d’État contre ce dernier décret :

  • celui du CRPA (Cercle de Réflexion et Proposition d’Actions sur la psychiatrie) qui est une association
    de patients,
  • un autre par le Syndicat des Psychiatres hospitaliers auxquels se sont joints l’USP et L’USPH,
  • le dernier enfin par le CNOM.

L’UFML-S réaffirme sa position du 25 août 2017. Elle demande à ce que le secret médical soit inviolable,  sacralisé et appliqué aux patients hospitalisés sous contrainte en psychiatrie. Elle rejette tout amalgame entre pathologie psychiatrique et radicalisation à visée terroriste.

La voie empruntée suite à ces décrets par le ministère de l’Intérieur à des fins de prévention ne présente au plan médical aucun critère susceptible de faire avancer la lutte contre le terrorisme dans notre pays.

Docteur Jacqueline Goltman
Psychiatre
Vice-présidente de l’UFML-S

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