Plaidoyer pour les mains qui soignent.

Moi le médecin généraliste libéral, je marche ce 14 Novembre au coté de l’hôpital public.

Qui veut croire qu’il peut exister une médecine de ville sans hôpital, un hôpital sans médecine de ville?

Je soutiens l’hôpital parce que c’est ma maison, celle qui m’a formé, et avec qui je travaille chaque jour. Il n’y a pas de patient de ville ou de l’hôpital, il n’y a que des femmes et des hommes qui à un moment de leur existence rencontrent ceux qui portent le soin. Ces mains qui soignent, c’est pour elles que nous devons nous battre, c’est sont elles qui nous sont indispensables, que nous soyons patients ou soignants. Ce sont elles qui sont pourtant les oubliées du système. Il ne peut y avoir de médecine sans médecin,  pas plus que de soin sans soignant, cette évidence est à la base de l’effondrement de notre médecine. Les mains qui soignent doivent retrouver la place qui est la leur et que leur reconnait chaque patient chaque jour, année après année. Cette place est centrale, les mains qui soignent ne font pas seulement l’hôpital, elles sont l’hôpital, les mains qui soignent ne font pas seulement la médecine, elles sont la médecine.

Peut -ont dire de même des responsables politiques, économiques et administratifs qui pèsent sur le soin ? A l’évidence non, pourtant ce sont ces professions qui ne soignent pas qui décident seules de l’organisation du soin et ont oublié les plus évidente des priorités : les mains qui soignent sont le socle de notre médecine. Les mains qui soignent ne décident pas de l’organisation du soin et ne sont pas justement rémunérées, voilà deux des principales causes de l’effondrement du système sanitaire. Ces maux sont les mêmes en médecine de ville où l’ARS et l’assurance maladie décident et où les tarifs ne correspondent plus aux réalités des pratiques.

Il y a deux urgences :

-redonner du sens aux missions des mains qui soignent , passe par leur capacité à participer à l’organisation du soin.

-reconnaitre leurs professions à hauteur de leurs rôles et de leurs responsabilités, ce qui passe par le doublement de l’investissement qui leur est consacré, tous secteurs de soins confondus. Il n’y a qu’une médecine, une et indivisible, faite de femmes et d’hommes qui portent et donnent soin. C’est pour défendre ce bien commun et intemporel qu’est notre médecine, que moi, le généraliste libéral, je marche au coté de l’hôpital.

Dr Jérôme Marty Président UFMLS

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