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Communiqué

Retour sur les Assises du déconventionnement de la médecine libérale – communiqué de presse du 5 mars 2023

Assises du déconventionnement de la médecine libérale

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L’UFML-S, syndicat représentatif des médecins, a organisé les 3 et 4 Mars 2023 à Paris les premières Assises du déconventionnement. Avec 700 médecins en présentiel, remplissant la salle, et plus de 1000 en webinaire.

Ces Assises sont un acte fondateur et, osons le dire, un jour historique. Les médecins qui y ont assisté, et toutes celles et ceux qui par centaines nous font la demande de leur retranscription vidéo, ne sont en rien des ultra-libéraux qui voudraient la mort du système solidaire, mais des médecins qui- et ces Assises l’ont montré avec l’évidence la plus grande- ne veulent plus travailler dans les conditions actuelles. Ils refusent simplement, et à juste titre, l’avenir qui leur est proposé, pour ne pas dire imposé.

Ces Assises leur ont permis de poser des mots sur des maux, leurs maux, d’exprimer à l’unisson leur vécu d’un système qui les broie, parfois jusqu’au drame, et leur volonté de ne plus accepter cette destruction. L’UFML-S invite politiques et administratifs à ne pas user de raccourcis méprisants à l’égard de celles et ceux dont ils ne connaissent rien de l’exercice, alors même qu’ils sont à la base de leur profond mal-être.

Les 1800 médecins présents ont abordé l’historique de la convention, entendu le témoignage de quatre présidents de syndicats représentatifs ( Avenir Spé-Le Bloc, FMF, SML UFML-S) et du collectif Médecins pour Demain sur ces négociations conventionnelles, qui n’ont jamais été des négociations, perçu toute la différence entre leur exercice et celui de consœurs et de confrères expatriés aux USA, au Royaume-Uni, au Luxembourg, en Suisse ou en Nouvelle-Zélande, au cours d’un échange en direct de leur pays d’exercice ou en présentiel. Ils ont reçu toutes les explications juridiques et économiques autour de l’exercice hors convention, au travers d’exposés et d’échanges avec juristes et médecins experts. Ils ont bénéficié de l’analyse précise et détaillée de l’économiste Frédéric Bizard sur l’échec des négociations conventionnelles et les solutions possibles de sortie de crise, ont abordé les questions assurantielles et de financement du secteur 3, et ont écouté les témoignages de consœurs et de confrères déconventionnés en France, avec qui ils ont pu échanger.

Les pièces du puzzle se sont ainsi imbriquées et c’est avec ferveur et enthousiasme, et en conscience, que des centaines d’entre eux ont concrétisé le lancement du déconventionnement collectif par le dépôt de leurs lettres d’intentions de déconventionnement sous constat de l’huissier de justice qui va garder celles-ci tout au long de cette opération.

L’UFML-S rappelle que l’action vise à permettre aux médecins de poser sous séquestre des intentions de déconventionnement, de cibler un seuil critique de médecins déconventionnés par territoires ou professions, de valider chaque seuil atteint par un retour vers les médecins concernés avec questionnement quant à leur maintien de participation, et de poursuivre l’opération sur plusieurs mois jusqu’à un seuil de 15000 à 20000 médecins, dont le déconventionnement, préparé en amont tout au long de l’opération, serait mis en œuvre en l’absence de volonté politique claire et concrète de relance de l’attractivité de la médecine libérale…

L’UFML-S rappelle que les médecins ne sont en rien responsables du remboursement des actes et de la modulation de celui-ci suivant le secteur d’exercice, alors que patients et médecins cotisent à l’Assurance Maladie, que tout médecin est diplômé, formé et inscrit à l’ordre des médecins. Ce scandale Franco-français devra prendre fin si des milliers de médecins se déconventionnent, l’UFML-S y veillera.

Alors que Madame Annick Morel va écrire le règlement arbitral qui devrait pallier la non signature unanime historique des syndicats, le gouvernement doit comprendre que nombreux sont les médecins qui n’acceptent plus la casse de leur profession et la mise en danger des patients comme d’eux-mêmes. En l’absence factuelle de reconnaissance, de respect et d’attractivité de leur mode d’exercice, les médecins français préparent, tout en conservant la priorité d’un système solidaire, leur libération du système qui les broie, en assurant une future médecine de qualité.

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UFML-Syndicat, Union Française pour une Médecine Libre
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