Retour sur une fresque

Jerome Marty

Jerome MartyLa fin d’année est propice aux souvenirs et comme celle-ci est probablement la dernière du ministère Touraine, je reviendrai sur quelques moments qui, plus que d’autres, qualifient celle qui est encore notre ministre et son entourage…

Épisode 1 la fresque de Clermont Ferrand.

 

Le 17 janvier 2015,  un interne de Clermont Ferrand publie sur la page FB de l’UFML et sur celle des médecins ne sont pas des pigeons la photo d’une fresque de la salle de garde représentant un détournement de super héros de DC Comics, on y voit Wonderwoman au centre d’un gang bang avec Superwoman, Superman, Batman etc.

Des dialogues ont été rajoutés, nous y reviendrons, ils seront au centre de l’affaire. 
Lorsque nous voyons la scène, nous devinons l’exploitation qui peut en être faite et la tempête qui va se lever, et nous décidons de supprimer le post, non sans avoir joint l’interne pour le prévenir (ce sera le début de nombreux échanges, tout au long des jours suivants).

Le 18 janvier la twittosphère Marisolienne se déchaîne, et nombre de responsables politiques socialistes dénoncent l’ignominie : “une fresque représentant le viol de Marisol Touraine”, postée par des extrémistes, poujadistes etc. Les féministes de l’OLF, véritable garde rapprochée de la ministre de la santé, entrent en jeu et dénoncent la violence faite aux femmes, appellent au procès, demandent à ce que des sanctions soient prises, que justice soit faite. 

L’interne est désigné! Il faut lui couper la tête.
Nous l’assurerons de notre soutien régulièrement “laisse passer l’orage, dans quelques jours tu seras vainqueur”.
Tout le dimanche après-midi, l’équipe UFML, Dominique, Éric, Jean Claude, Christian, votre serviteur et d’autres, répond à chaque twitt et il y en aura des dizaines et des dizaines, de l’OLF, de ministres ou anciens ministres, de Gabriel Attal le conseiller de Marisol, de sénateurs, de députés, toute une confrérie qui, quelques jours auparavant se disait Charlie, et défilait en tête d’une gigantesque manifestation spontanée, c’est ainsi disait ma grand-mère “le poisson pourrit toujours par la tête”.

A Clermont Ferrand le directeur du CHU commence à agir plus ou moins sur ordre, le rouage fait du zèle, l’interne sera convoqué dans la semaine devant la direction….
Nous alertons sur twitter quelques journalistes sur la véritable lecture de la fresque : Ouvrez les yeux ! Sortez de l’émotion, qu’y a-t-il écrit dans les bulles ? “Tiens la loi santé” (pas tiens TA loi santé) “prends-la bien profond” “tu devrais t’informer un peu” …

Il s’agit en fait de l’utilisation d’une fresque présente depuis des années dans la salle de garde de Clermont pour agrémenter une réunion de présentation de la loi santé aux internes. Les dialogues sont clairs : Superwoman représente les internes se faisant baiser par la loi santé ! 
C’est Vincent Granier, journaliste à l’APM, qui le premier nous entendra et relaiera l’explication, ce qui éteindra en partie le feu.
Malgré l’évidence des dialogues et l’ancienneté de la fresque, les faux culs dogmatiques, les béni oui oui et autres saints laïques poursuivront leur travail de sape, débuté quelque temps auparavant par la dénonciation de “l’iconographie pornographique” présente au sein de nombre de fresques de salles de gardes. Le directeur du CHU ordonnera la destruction de la fresque. 

Cette décision est la plus grave de cette affaire, elle est le symbole de la vulgarité de nombreux responsables politiques administratifs ou associatifs.
Si les accusations, les affirmations pouvaient dénoter pour certains des fantasmes refoulés, pour d’autres l’aveuglement idéologique ou la volonté de manipuler l’opinion, la destruction de la fresque soutenue par ces Tartuffes reflétait, elle, le décalage réel qui existe entre l’image de certains responsables et la réalité du moment, soudain les rois étaient nus et sous les habits de la République la crasse apparaissait….Ils n’avaient rien de Charlie…

Quelques jours plus tard, l’interne passait devant la direction de l’hôpital, traversant une haie d’honneur faite par les internes de la faculté de Clermont.

Vainqueur de cette affaire, comme nous l’avions annoncé.

Je prends la responsabilité en mon nom propre de publier ici  la photo de la destruction.de cette fresque Pour ceux qui souhaitent voir la fresque avant destruction : rien de plus simple “Google images est ton ami “

fresque eff

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