
Au premier janvier 2024 l’ensemble de nos prescriptions devra être numérisé.
Les pharmaciens n’auront plus le droit d’accepter des ordonnances papiers, ni de faire des feuilles de soin!
Les patients seront contrôlés par QR codes.
Votre prescription transitera par l’assurance maladie avec facilitation des contrôles.
Voici venu le temps du flicage automatique !
Voici venu le temps de l’obligation du respect du protocole.
Le temps où la maladie de Jacques est égale à la maladie de Jean.
Les temps des guidelines au suivi obligatoire puisque nourrissant l’algorithme de l’organisme vérificateur.
Voici venu le temps de la médecine presse bouton.
Voici venu le temps de l’ubérisation avec la mise en danger direct de la profession de médecin comme de celle de Pharmacien !
Bien sûr on va vendre ce projet destructeur de la qualité médicale au côté des grands progrès comme le DMP ce dossier ouvert qui n’en doutons pas pulvérisera le concept même de secret médical.
Alors voilà :
Une proposition de loi propose la coercition à l’installation
Une autre le conventionnement sélectif à l’installation
Une autre l’obligation des gardes
Une autre l’institution d’une année d’étude de plus à effectuer dans un désert médical
Pendant ce temps le rouleau compresseur avance : les médecins deviennent responsables des territoires au travers des CPTS et le mot est lâché ils doivent répondre à une mission de service public ! Ouvrant la porte à leur vassalisation par l’hôpital.
Les plateformes de téléconsultation leurs taillent des croupières.
Et
Aucune proposition de loi ne propose le moindre article pour favoriser les installations en médecine libérale.
Aucune proposition ne propose de développer le paiement à l’acte, ni d’augmenter les tarifs à hauteur des autres pays de la communauté Européenne.
Rien…
Alors …
Les positions de l’UFMLS sont claires : nous allons participer aux négociations conventionnelles mais nous refuserons toutes signatures tant que nous n’obtenons pas le C à 50 euros et la garantie de 80 % minimum de paiement à l’acte.
Nous n’accepterons pas l’obligation d’installation, la coercition ou le conventionnement sélectif !
Alors que nous préparons les assises du déconventionnement afin de mettre en place demain un déconventionnement collectif, nous lèverons la profession sans attendre si l’une ou l’autre de ces lois venaient à passer !
(Arrêt de tous liens avec l’assurance maladie, arrêt des télétransmissions, arrêt total des gardes, arrêt progressif d’activité etc.).
L’UFMLS dit ce qu’elle fait, fait ce qu’elle dit.