Communiqué de presse du 14/11/2018: plainte contre le Syndicat National des Médecins Remplaçants des Hôpitaux, UFML-S dénonce une atteinte à la liberté syndicale

Une plainte ordinale à a été déposée par le ministère de la Santé à l’encontre de la présidente du Syndicat National des Médecins Remplaçants des Hôpitaux ( SNMRH) .

L’UFML-S dénonce avec la plus grande fermeté, l’atteinte à la liberté syndicale et à la confraternité ainsi manifestée par la ministre des Solidarités et de la Santé .
« C’est une politique de terreur » a déclaré la présidente du SNMRH . dans le Quotidien du médecin.

 

 

Le ministère a demandé à l’Ordre une suspension d’exercice de trois mois , la faute reprochée à notre consoeur et au SNMRH : avoir publié une liste des hôpitaux appliquant le décret d’application de la loi de santé 2016, qui met en oeuvre une contractualisation entre un praticien remplaçant d’une spécialité en tension dans un établissement (anesthésie, urgences, réanimation, obstétrique) et une direction hospitalière.
Ce décret permet au directeur d’hôpital de payer au maximum 1 404,05 euros brut pour 24 heures de travail depuis le 1er janvier 2018 – cette rémunération baissera à 1 287,05 euros en 2019, puis 1 170,04 euros à partir de 2020.
Selon le ministère cette action syndicale porte atteinte à la continuité des soins.

L’UFML-S rappelle qu’elle a initié la même action en publiant la carte des lieux où ne pas s’installer , qui liste :

– les municipalités dont les maires prônent la coercition des médecins
– qui installent mages et guérisseurs dans les maisons médicales
– les hôpitaux dans lesquels les médecins dénoncent les sous-effectifs et les conditions de travail mettant en danger la sécurité des patients
– les communes ou circonscriptions pour lesquelles les élus se sont engagés pour inclure les médecins dans les réseaux de soins.

L’UFML-S a expliqué son action sur son site ici

Cette plainte d’une ministre de la santé à l’égard d’une responsable de syndicat est certainement une première dans l’histoire, jamais à ce jour une ministre n’a demandé l’interdiction provisoire d’exercer d’un responsable syndical !

L’UFML-S est SOLIDAIRE.
Et demande à être aussi attaqué pour la publication de sa carte

L’UFML-S rappelle la portée d’une action dont le caractère symbolique est revendiqué par le ministère:

1️⃣l’atteinte à la liberté d’action syndicale
2️⃣la demande de sanction ordinale d’un médecin pour une action syndicale qui contrevient à sa politique.

En réaction L’UFML-S appelle les médecins au soutien et à s’opposer à l’application de toutes décisions du ministère de la santé et en particulier à l’utilisation du DMP tant que celui ci n’aura pas retiré ses plaintes à l’encontre de notre consœur et des membres du SNMRH !

 

L’UFML-S se réserve la possibilité de porter plainte contre la ministre de la Santé et devant l’ordre des médecins pour non confraternité.

Union Française pour une Médecine Libre – Syndicat,  4 rue Brochant- 75017 Paris
www.ufml-syndicat .org

Contact presse UFML-S : Véronique Molières – 06 82 38 91 32

Dr Jérôme  Marty : Président        Dr  Valérie  Briole : Secrétaire  générale
Dr Lamia  Slitine : Trésorière
Dr Paule-Annick Ben Kemoun      Dr  Jacqueline Goltman    Vice présidentes
Dr Franck Chaumeil                         Dr  David Schapiro             Vice Présidents
Dr Maxime Balois                              Dr Henri Guérini                Vice Présidents
Dr Stéphan Meller : Secrétaire général  adjoint

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1 Commentaire
  1. Aziz 1 mois Il y a

    Le ministère d’appui sur l’ordre pour mettre à genou les Médecins syndiqués coupables d’avoir cette double casquette ( Médecin et Syndicaliste) pour les punir de non “coopération ” pour faire passer ses “réformes ” en marche forcée, la “dictature en marche ” terrorise les Médecins syndiqués en sortant son arme ordinal à défaut de pouvoir les attaquer pour leurs fonctions syndicale … Le seul cas où un Syndicaliste pourra être sanctionné par l’ordre, selon la jurisprudence rapportée par la ministre elle même, c’est l’appel à la grève de tout les soins y compris les soins d’urgences, et ça n’a jamais été le cas des dirigeants du SNMRH, qui en plus défend les intérêts des Médecins intérimaires qui par définition ne font pas partie du personnel titulaire et ne sont mêmes pas soumis à réquisitions ni même obligations de répondre aux offres de missions qui sont publiées par les Hôpitaux et les boites d’intérim, je ne sais pas jusqu’au va l’arrogance de ce gouvernement mais je sais sur qui je ne vais pas voter aux prochaines échéances. Médecin Remplaçant en colère

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