Discours d’accueil lors de la réunion débat avec le Député (LR) de la Drôme Hervé Mariton le 17 mars

benoit labenne

benoit labenne Discours d’accueil lors de la réunion  débat avec le  Député (LR) de la Drôme Hervé Mariton le 17 mars (article le QDM )

Chers amis, chers collègues, chers confrères,

Monsieur le Maire,

 Monsieur le Député

Merci beaucoup à vous qui êtes là ce soir, et qui avez le mérite d’avoir fait l’effort de vous déplacer après une longue journée de travail, et avant une autre qui vous attend demain.

Mais c’est vous qui avez raison, même si nous ne sommes pas une foule ce soir, c’est en ce mobilisant, en se rencontrant, en discutant, en faisant des propositions, même utopiques, que l’on arrive à faire bouger les choses. Et certainement pas en restant seul dans son coin, en attendant que le train passe ou que les autres le fassent pour vous. Même si vous risquez d’être critiqué ou plus rarement remercié par ceux qui ne font rien !

Je tiens à vous dire, en préambule que je ne fais partie d’aucun syndicat, mais que je suis fier d’être membre actif de l’UFML, l’union française pour une médecine libre et indépendante, association loi 1901, qui n’est pas, au contraire des syndicats, subventionnée à hauteur de 1 million d’euro, pour signer des conventions, truffées de conflits d’intérêts.

Je n’ai pas non plus ce genre de conflit, avec l’équipe de campagne d’ Hervé Mariton, candidat aux primaires du parti : « les Républicains », pour les futures élections présidentielles. Mais celui ci, en homme carré et droit, m’a toujours fait bonne impression, en étant très ouvert à la discussion, et notamment pendant les manifestations des professionnels de santé, il est toujours passé nous saluer lorsque nous étions présents devant l’Assemblée Nationale, place Édouard Herriot, à chaque étape des votes de la loi de santé de Marisol Touraine.

 Le but de ce genre de réunion n’est donc pas, comme vous l’aurez compris, de faire un meeting politique pour tel ou tel responsable de la droite et du centre, mais de faire remonter et faire valoir nos idées et nos expériences de terrain, à des personnalités qui sauront en faire, je l’espère, bon usage, et les faire ressurgir, en bonne opposition, le moment venu lors de débats médiatiques, ou de présentations de programmes, contre certains bureaucrates, administrateurs ou hommes politiques notamment du gouvernement actuel, qui ne connaissent, rien et croyez moi, après avoir rencontré le directeur des ARS de Paris, et bon nombre de députés de la majorité, absolument rien à nos métiers, vos métiers, d’infirmières de kinésithérapeutes, de dentistes de sages femmes, de médecins spécialistes ou généralistes. Et qui restent campés sur leurs idéologies, dogmatiques, sous prétexte de favoriser l’accès aux soins, j’en passe et des meilleures, de nos patients, mais surtout de leurs futurs électeurs !

Mais où en est on vraiment aujourd’hui ?

 La loi de santé de Marisol Touraine a été votée contre vents et marées, pendant l’état d’urgence en fin d’année 2015, comme si elle ne pouvait attendre la conférence de santé du mois de février 2016, d’ailleurs boycottée par l’ensemble des représentants de nos professions ; afin de faire une loi après discussions et non l’inverse.

Certes le Conseil Constitutionnel a retoqué le tiers payant obligatoire sur la part complémentaire, en espérant peut être calmer un peu les esprits, mais cela ne change rien, car pour ceux qui ne le savent pas encore, l’essentiel de la loi est dans l’article 1, dont personne ne parle, et qui lui est resté inchangé : il donne tout pouvoir à l’État et donc aux ARS (sans aucune parité décisionnelle, avec nos instances libérales représentatives), de décider de l’organisation de la santé sur notre territoire.

Et avant même les décrets d’application rédigés et publiés, le démantèlement de notre système libéral commence déjà, au profit de l’hôpital, et les Infirmières en sont les premières victimes, je leur laisserai le soin de vous en parler en détail. Mais si personne ne bouge, ce sont toutes les professions libérales qui risquent de disparaître, comme en témoigne encore très récemment, dans notre département la fermeture d’une clinique de plus, la clinique Hoffman de Rosny sous bois.

Je ne reviendrai pas sur les autres volets nocifs de cette loi : secret médical, réseaux de soins , montants indécents, comparés à la moyenne européenne de nos honoraires, qui ne nous honorent absolument plus, au vu de nos responsabilités croissantes respectives, et qui ne correspondent absolument plus à la réalité du coût de la vie et du coût de fonctionnement de nos structures de soins, mais nous allons en discuter ensemble et demander l’avis de monsieur Mariton ici présent, qui je l’espère ne brandira pas le « spectre maudit » de l’ONDAM qui à mon avis est d’une époque ancienne et dépassée !

Bref il ne suffit pas de dire ou d’écrire que l’on ne veut pas de cette loi, que l’on désirerait que les futurs responsables de notre pays l’abrogent. Mais il faut mettre sur la table de nouvelles propositions plus adaptées à la réalité du terrain, plus sensées.

Et c’est le but de ces rencontres, et vous êtes donc bien sûr les bienvenus pour intervenir et nous faire part de votre ressenti, de vos idées, et de vos retours d’expériences.

Car croyez le, rien n’est joué, tout peut encore bouger ou changer, car les décrets d’application de cette loi ne sont pas encore rédigés et publiés, les modalités techniques sont loin d’être simples et garanties, comme le conditionne François Hollande, pour sa mise en place.

La nouvelle convention est loin d’être négociée, et les mesures emblématiques de cette nouvelle loi, n’entreront en vigueur dans leur calendrier, qu’après les élections présidentielles.

Alors, comme en médecine, il faut toujours garder l’espoir, continuer à se battre et ne pas jeter l’éponge, même si par moments, le moral baisse un peu. Gardons la tête haute, même écrasée par les taxes, gardons notre honneur et ne nous laissons pas marcher sur les pieds. Montrons ensemble, à la population, à nos patients, que ce que nous proposons est bon pour notre pays, et que la soi-disant modernisation de notre système de santé que l’on nous a proposé jusqu’à présent, ne sera bénéfique que pour l’égo de quelques ministres.

Je vous remercie. Je laisse maintenant la parole à Monsieur le Député Hervé Mariton, qui ensuite répondra s’il le veut bien à nos questions.

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