L’Assurance Maladie par ses carences et son mépris, met en danger cliniques et patients – Jérôme Marty Président UFMLS

Il existe en France un organisme qui impose à ses partenaires de ne pas facturer durant des semaines, des mois, sans jamais leur dire (hormis la veille) à quelle date ils pourront le faire, afin que cet organisme puisse régler leurs factures… Cet organisme fragilise jusqu’à parfois les tuer ses partenaires… Mais ce n’est pas tout…

Cet organisme, pendant des semaines, parfois pendant des mois, arrête de payer des professionnels qui travaillent pour ses partenaires et qui lui facturent normalement leurs prestations…

Ça vous choque ?
Vous n’avez encore rien perçu…

Cet organisme, c’est l’Assurance maladie. Les partenaires, ce sont les cliniques. Les professionnels, ce sont les médecins, les chirurgiens, les soignants libéraux !

Je vous explique : chaque année, les cliniques, mais aussi les professionnels de santé libéraux, dépendent d’une campagne tarifaire avec des révisions de tarifs (GHS, modulation forfaitaire, etc.). Eh bien, au 1er janvier, l’Assurance maladie demande aux cliniques privées de ne plus lui facturer leurs prestations de soins tant que les nouveaux tarifs ne sont pas sortis (et tant que ses ordinateurs ne sont pas paramétrés pour les exploiter…).

Auparavant, il y a quelques années, l’Assurance maladie continuait à payer avec les tarifs de l’année précédente (N-1), comme c’est le cas pour l’URSSAF ou l’impôt sur le revenu, et régularisait en positif ou en négatif une fois les nouveaux tarifs sortis et leur exploitation possible. Il n’y avait donc pas de rupture de financement des cliniques, des médecins et autres libéraux qui y travaillent.

Tel n’est plus le cas aujourd’hui où, pendant des semaines, parfois des mois, l’Assurance maladie décide de ne plus payer et impose à ses agents cette folie, et ne donne jamais la moindre date de reprise de la possibilité de facturation, hormis 24 h avant ou le jour même !

Je le dis ici : AUCUN AUTRE SECTEUR D’ACTIVITÉ n’accepterait cela, AUCUN !

L’Assurance maladie s’assoit sur toutes les règles des rapports économiques entrepreneuriaux et agit en autocrate fou, sans aucun respect pour ses partenaires, pire, sans aucun respect pour ce qu’ils représentent : des structures et des soignants qui portent le soin à des malades. Le respect serait de ne jamais rompre le paiement de celles et ceux qui soignent et de les prioriser par rapport à la lenteur de l’administration à publier les tarifs ou à l’adaptation de ses logiciels.

Alors je le dis ici, au nom de l’UFMLS : nous n’allons plus accepter cela. Nous allons attaquer l’Assurance maladie.

Nous n’avons pas à accepter d’un assureur qu’il impose à nos cliniques et aux soignants libéraux qui y travaillent de ne pas être rétribués pendant des semaines ou des mois, et d’être ainsi pénalisés par les carences de l’administration qui traîne à publier les tarifs et celles de l’Assurance maladie à mettre en place leur exploitation…

Ça suffit. Ce n’est pas aux cliniques privées et aux soignants libéraux qui y exercent d’assurer la trésorerie de l’Assurance maladie.

Nous n’avons ni à subir, ni à payer, ni à être pénalisés par la chienlit bureaucratique, la lenteur de l’administration ou le je-m’en-foutisme teinté de mépris de l’Assurance maladie !

Il y a un préjudice économique et moral très important. Nous allons l’étudier.

Dr Jérôme Marty
Président UFMLS

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