Réflexions de noël suite au communiqué de M. Etienne Caniard

Donc si je comprends bien, 60% de français sont protégés par la Mutualité Française , soit 38 millions. Bon déjà, vu que nous sommes 66 millions (et non 60 millions), c’est 57% des français qui sont protégés par la Mutualité Française et non 60%. Un détail de 3% mais quand même ça fait du monde en vrai.

Et donc, 95% des français ont une mutuelle. J’en conclus que 5% des français n’ont pas de mutuelle, soit 3,3 millions des français.

Il nous dit : « devant l’augmentation du coût des mutuelles, les français ont de plus en plus de mal à y accéder ». Mais pourquoi que les mutuelles elles ont un coût que qu’elles augmentent ?? Et pourquoi que le Président Caniard y ne nous dit pas pourquoi les mutuelles elles augmentent ?

Et d’ailleurs c’est vrai ça, pourquoi les mutuelles elles augmentent ??

Enfin, c’est peut être une raison qui explique que 3,3 millions de français n’ont pas de mutuelles, parmi d’autres raisons possiblement .. méconnaissance du système, le fait d’être à 100%, mais quand même le coût de la mutuelle, voire son augmentation, ça peut être un motif de renoncement quand même. Et puis qui sont ces 3,3 millions de français qui ont fait ce choix, ce serait important de le savoir, de leur proposer l’ACS, si ils en relevent..

Mais la suite, alors là je comprends plus … il nous dit donc, puisque 5 % des français n’ont pas de complémentaire, ça a pour conséquence que 26% des français « différent ou renoncent aux soins ». Alors là c’est fort, 5% des français qui n’ont pas de complémentaire arrivent à convaincre 26 % des français de différer ou de renoncer aux soins… Alors là au secours NICOLE FERRONI, j’ai besoin de vous je suis perdue, vous seule allez peut être réussir à m’expliquer ce miracle de la multiplication des petits pains…

Mais d’ou vient ce chiffre des 26% de différé ou renoncement aux soins des français ??? Des fois c’est 33% d’ailleurs.. ca viendrait pas de sondages auprès d’échantillon de 1000 personnes « représentatives de la population française ». Mais si, mais si, on peut faire un échantillon de 1000 personnes qui représentent les 66 millions de français… je sais c’est fort. Ca m’épate toujours d’ailleurs. Et alors on leur pose une question par téléphone, au passage pendant qu’ils font le ménage ou la cuisine ou leur compte, et hop ils changent de sujet et sans réfléchir – non ils ont déjà réfléchi à la question, pardon – hop ils répondent. Ca s’appelle du déclaratif ! Mais au fait, quelles questions qu’on leur pose aux 1000 personnes « super représentatives de la pop française ». Parce qu’en fait, on leur pose pleins de questions (voir Baromètre Santé et Société – Europe Assistance / CSA 2013 7eme vague du baromètre : de l’ordre de 40 questions sur des sujets très connexes, faut pas se tromper en répondant, parce qu’en plus les interviews téléphoniques c’est calibré, si c’est 10 mn de vendu au client, faut pas dépassé …).

Mais voyons la question posée : Au cours de l’année écoulée, vous est-il arrivé de renoncer ou de reporter des soins médicaux pour vous ou un membre de votre foyer, en raison de difficultés financières ?

Bon au moins ça dit « en raison de difficultés financières » (des fois c’est pas dit). Mais alors « des soins médicaux », faut reconnaitre que c’est un peu vaste. Normalement ça permet pas de tirer des conclusions précises. Par exemple est ce que ces soins étaient majeurs, mineurs, urgents, pas du tout urgents, indispensables, pas indispensables ? On peut se demander si ceux qu’on décider de poser cette question justement y voulaient pas du tout savoir de quoi y s’agissait vraiment. Comme ça après y peuvent dire, ben 26% voire 33% de renoncement aux soins. Moi je me dis, que c’aurait été plus fiable si ensuite on creusait la question vraiment « pouvez vous me donner un exemple d’un soin auquel vous avez renoncé dans les 6 derniers mois ? », en clair. Mais oui, mais c’est plus cher à quantifier… alors le client peut être y veut pas savoir, y veut pas payer pour ça – la réalité quoi -, d’autant que 33% renoncent ou différent à « des soins médicaux », ça lui suffit pour communiquer. C’est parfait peut être pour son business. Mais de quel business y s’agit ?? Au secours NICOLE FERRONI vous avez une idée ? Pourquoi les uns et les autres y payent des sondages comme ça ?(et combien ça coûte d’ailleurs ? une blinde). Non mais c’est par pur altruisme en fait.

Bon mais c’est pas tout. Le Président Caniard, dans quelque chose qui ressemble à un communiqué en ce jour de Noël, il nous dit d’autres choses.

Il nous parle de “l’ambiguité” du système de santé français. Mais qu’est ce qui veut dire ? Le poids extrèmement lourd de l’hôpital ! (ça veut dire que la ville c’est extrèmement léger ?) qui s’explique par “l’absence “ de médecine ambulatoire … ben là c’est vraiment excessif. “L’absence de médecine ambulatoire”, là c’est pas credible. Faut qui se renseigne. Et après on serait “incapable” de plein de choses. INCAPABLES, ça c’est fort quand meme… incapables de ceci, de cela … incapables quoi ! C’est peut être un peu maltraitant là quand meme.

Mais le Président Caniard, il est capable, lui, de nous expliquer pourquoi les mutuelles elles augmentent ? Et de façon harmonieuse si possible ?

Mais alors le pompon, c’est l’exemple de la prise en charge des EHPAD. Mais donc pourquoi “quand il y a un épisode difficile…la prise en charge dans les EHPAD se traduit le plus souvent par un transfert à l’hôpital” ?? Ah oui ça c’est vrai, dans un système où il y a des médecins coordonateurs en EHPAD, gériatres qui plus est, mais qui n’ont pas le droit de prescrire, c’est sûr ça aide pas à prendre en charge les patients … Et après ça les grands mots, désorganisation du système, dépenses excessives …

Et finissons par un jugement trrrès sévère sur la grève des médecins (libéraux)… mais aucune analyse sur le pourquoi de cette grève des médecins libéraux ?

Parce que c’est la dernière chance d’une médecine humaniste, et que la grève est le dernier recours pour cela. Que c’est vraiment grave.

Parce qu’on a pas les moyens de communiquer autrement, par exemple en se payant un sondage sur plus de 1000 français pour poser les questions autrement, et répondre autrement à l’accès aux soins pour tous avec équité, humanité, et en tenant compte de la question économique. Mais cela, ce serait des états généraux de la santé pour remettre tout à plat, tout, les mutuelles aussi.

——————– Référence:

L’accès aux complémentaires difficile

24/12/2014 05:35

Cor. Alain Chauveau
Le président de la Mutualité Française, Étienne Caniard, a rencontré au palais des Congrès du Futuroscope, les militants mutualistes locaux, dans le cadre de la préparation de leur congrès à Nantes en juin prochain. Le Mutualité Française fédère la quasi-totalité des mutuelles de santé en France. 60 % des Français sont protégés par une mutuelle soit près de 38 millions de personnes et 18 millions d’adhérents. Le président Caniard a présenté l’ambiguïté du système de santé français et le poids extrêmement lourd de l’hôpital qui s’explique par l’absence de médecine ambulatoire.« Nous avons été incapables de répondre au défi de l’installation des professionnels de santé de façon harmonieuse et en fonction des besoins de la population sur le territoire, a-t-il expliqué. Il est très difficile d’avoir recours à la médecine libérale le week-end et nous avons été incapables de répondre à un parcours de santé. On sait combien les populations fragiles sont démunies quand il y a un épisode difficile, on peut prendre l’exemple de prise en charge dans les Ehpad qui se traduit le plus souvent par un transfert à l’hôpital. Tout ça concourt à la désorganisation du système de soins et à des dépenses excessives. » 
Étienne Caniard a porté un jugement très sévère sur la grève des médecins de cette fin d’année. « A vouloir défendre la médecine libérale ils vont montrer que l’hôpital est indispensable comme recours pour tous les Français qui vont être pris en otage par la fermeture des cabinets médicaux. » Aujourd’hui 95 % des Français ont une mutuelle mais il y a un phénomène nouveau. Devant l’augmentation du coût des mutuelles les Français ont de plus en plus de mal à y accéder. Pour la première fois depuis trois ans il est constaté une augmentation du nombre de Français n’ayant pas de couverture complémentaire : 2.800.000 en 2010 et 3.300.000 en 2012. Les conséquences de cette dégradation font que 26 % d’entre eux diffèrent ou renoncent aux soins.

http://www.lanouvellerepublique.fr/…/L-acces-aux-complement…

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