
La télémédecine serait un business trop important pour être laissée aux médecins libéraux ?
C’est le constat évident que l’on peut faire au vu des négociations conventionnelles entre la CNAM et les syndicats libéraux.
Tout cela n’est qu’une mascarade digne d’ une pièce de théâtre pour marionnettes .
Pourquoi ? Parce qu’il suffit de voir que son champ d’application imposé aux libéraux ne concernera que les patients en ALD ou en institutions comme les EPHAD . Deux secteurs qui n’intéressent pas l’UNOCAM.
Les complémentaires et assureurs privés veulent capter tout le reste de la population via leurs plateformes de télémédecine pour qui tout est autorisé. Conseils, délivrances d’ordonnances et futurs réseaux de soins. L’ Etat approuve via les autorisations des ARS et la duplicité de la CNAM.
Tout a manifestement été négocié et planifié entre ces acteurs en amont . La CNAM y a manifestement intérêt par économie. Les soignants ne comptent déjà plus, n’étant qu’une simple variable économique.
Reste à imposer, négocier est une imposture, ce qui n’intéresse pas l’UNOCAM et concerne exclusivement la CNAM.
La valeur du médecin y est clairement affichée : 12 euros et zéro euro pour le médecin requérant !
Au vu des réactions et propositions des syndicats médicaux , on peut se poser des questions sur leur degré d’implication dans cette mascarade.
Il est bien certain que UNOCAM et CNAM, qui appliquent ce scénario pour marionnettes, ont déjà la fin de cette histoire au goût amer en poche. La télémédecine semble déjà perdue pour la médecine libérale qui va en souffrir terriblement , tant par la perte d’actes que par la dévalorisation que vont lui imposer les plateformes médicales virtuelles .
Alors messieurs les syndicats, on continue ?
Dr Stephan Meller. Médecin généraliste, Secrétaire Général adjoint UFML-Syndicat