Match retour

match retour

Le match aller avait été dur…
De ces rencontres qui laissent plaies et cicatrices, de ces combats dont on se souvient, à la victoire amère et sans joie.
L’équipe avait alors joué sans véritables équipements, sur ses acquis, ses entrainements, ses compétences. Depuis longtemps, les soutiens manquaient et le financement n’allait plus vers les joueurs. Les clubs étaient administrés et cette administration décidait de tout. L’équipe maintenait coûte que coûte son niveau de jeu, les remplacements se faisaient plus rares, les blessures nombreuses, l’épuisement frappait.
Le dernier match avait été éprouvant. l’encadrement avait fait défaut et, si les supporters avaient été nombreux, les joueurs s’étaient organisés et avaient joué seuls.
Le match retour était annoncé depuis quelques mois déjà par ceux qui allaient le jouer et, longtemps, les instances dirigeantes n’y croyaient pas, « c’était plié, joueurs et supporteurs pouvaient goûter des vacances méritées » Pour certains entraineurs, il fallait passer à autre chose, le match était derrière nous, il n’y aurait pas de match retour et nombre de supporters les suivaient, il ne fallait plus parler de cet adversaire, il ne reviendrait pas…
Il revenait pourtant et, il allait falloir rejouer. Cette fois les équipements de base étaient disponibles, et l’on connaissait désormais un peu mieux le jeu de celui que l’on allait rencontrer.
Il fallait préparer le match très en amont, une nouvelle fois, les instances prenaient du retard, et décidaient seules.
Pendant la trêve rien n’avait vraiment été fait: pas d’augmentation du pool de joueurs, pas d’investissements dans du matériel qui faciliterait les prochaines rencontres, peu de leçons avaient été tirées du passé, et les joueurs n’avaient pas été plus considérés…
Le match retour allait commencer, il serait différent, mené par des joueurs aguerris mais moins affutés, et, osons le dire, moins enthousiastes à l’idée de tout donner.
Ils allaient le faire, ils allaient le jouer, c’était leur rôle, leur responsabilité, ils joueraient ce match, sur tout le territoire, quelque soit sa durée et « quoi qu’il en coûte » mais, demain, que sera demain ?
La fragilité de l’équipe était à son acmé, et il n’était qu’une urgence : repenser l’encadrement, le soutien, l’investissement…
Rien ne pourrait plus fonctionner sans prise en compte de cette simple évidence : sans joueurs, pas de match, sans joueurs pas de victoire
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