A qui l’UFML-S fait elle peur ?

Régulièrement, depuis sa création sous forme d’association en 2012 puis de syndicat en 2017 , l’UFML est priée de s’écarter d’actions, de mouvements, de tribunes dont elle est bien souvent à la base par des organisations politiques, institutionnelles ou syndicales qui la qualifient de non fréquentable.

Ainsi l’UFML a t’elle été brocardée : de poujadiste par des responsables de syndicats de médecins, de populiste par des responsables politiques, d’ultralibérale par la gauche, de gauchiste par l’extrême droite.

 

 

Qu’en est-il vraiment ?

Pourquoi l’UFML-S gêne t-elle à ce point l’ordre établi ?

Poujadiste le fait de dire que les médecins doivent décider de leur avenir ?

Poujadiste la sacralisation de l’indépendance professionnelle ?

Populiste le fait de ne pas accepter et de dénoncer les mensonges et manipulations qui trop souvent font le lit des réformes ?

Populiste le fait de répondre sans détour et même d’attaquer, ceux qui salissent ou méprisent la médecine, quelle que soit la hauteur de leur responsabilité ?

Ultralibéral le fait de dénoncer sans relâche les dérives d’une politique sanitaire qui a amené épuisements professionnels, et drames en série à l’hôpital comme en ville?

Ultralibéral le fait de démontrer et dénoncer l’intervention toujours plus grande du marché sur le soin et la financiarisation de l’économie de la santé?

Le fait de ne pas accepter que l’éthique soit bafouée par les marchands du temple, de ne pas être d’un optimisme béat face aux nouvelles technologies, d’alerter face aux dérives possibles d’un monde où la médecine devient un enjeu financier, où les médecins pourraient devenir des outils et les patients des objets de rapport , rend il l’UFML-S infréquentable?

Je mets au défi nos accusateurs : syndicalistes, politiques, institutionnels, administratifs de prouver leurs assertions et de trouver la moindre action, le moindre argument poujadiste, populiste, ultralibéral de la part des responsables de l’UFML-S.

L’explication est ailleurs, nous ne dérangeons pas des structures, nous dérangeons des personnes. Nous sommes présents, trop présents, et sur leur horizon nous faisons tâche.

Pour l’UFML-S la situation du système sanitaire, la souffrance des soignants, la crise démographique et la pénurie en professionnels de santé, le désaménagement du territoire, le poids administratif sur le soin, la deshumanisation imposée, ne sont pas le fruit du hasard et du vent, mais celui d’orientations politiques et de responsables élus, institutionnels, administratifs et syndicaux, de décisions, d’acceptations ou d’abandons.

Toutes politiques qui trouvent trop souvent une continuité sous le masque de la communication et de la nouveauté.

Nous dérangeons.

Nous dérangeons parce que nous affirmons que les professionnels du soin doivent être justement respectés, considérés, parce qu’ils sont à la fois réacteurs du système sanitaire et ciment sociétal, nous dérangeons parce que nous rappelons une échelle de valeur où l’administratif, le politique, l’institutionnel ont leur place mais rien que leur place.

Nous dérangeons parce que nous n’acceptons pas que la démocratie sanitaire soit théâtralisée au sein d’une gouvernance où les soignants et les patients n’ont que strapontins ouverts ou fermés au bon vouloir du jeu politique.

Nous dérangeons parce que nous proposons un bouleversement de l’ordre établi, une gouvernance sanitaire où les soignants élus par la profession, les représentants des patients et usagers du système de santé, les relais de l’état seraient  à égalité de pouvoir avec droit d’opposition pour ce qui régit l’organisation du soin.

Nous dérangeons, parce que nous  osons dire  que les professionnels de santé doivent être justement rémunérés à hauteur de la moyenne européenne et ne plus être le jeu de l’idéologie, du dogmatisme ou de l’intérêt politique ou économique du moment.

Nous dérangeons parce que nous appelons à un vrai paritarisme, où le périmètre des discussions conventionnelles est décidé par la gouvernance tripartite, où les signatures conventionnelles n’ouvrent pas à perceptions d’enveloppes financières, où chaque partenaire joue avec les même règles de clarté et de responsabilité.

Nous l’écrivions sous le gouvernement précédent :

Nous dérangeons, nous bousculons, et dans un monde paramétré où chaque idée, chaque acte doivent être nommés, qualifiés et rangés, au sein d’un périmètre imparti .Nous n’avons pas notre case, nous devenons facteur d’instabilité, de désordre et nous subissons alors la première violence celle qui consiste à voir l’autre non comme il est mais comme l’on voudrait qu’il soit !

Nos idées, nos propositions, nos combats, nos engagements, parlent pour nous, ils sont le chemin que nous ouvrons et qui contourne les jugements des uns, les accusations des autres, un chemin que malgré eux, nous sommes toujours plus nombreux à emprunter.

Dr Jérôme Marty, président UFML-S

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